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Mon premier marathon avec la marateam!
Marathon de Caen, 13 juin 2010
 
Antoine FERREYRA, 22 ans
 
 
4 mois de course à pied, ancien cycliste
toujours le sourire aux lèvres et les cheveux ébourrifés,
et un premier marathon avec ses moments d'euphorie et ses moments de doute...
 
Antoine nous raconte son premier marathon avec la Marateam :
 

"Ca faisait quelques mois que je courais et je voulais voir autre chose, aller plus loin, m’essayer a quelque chose de nouveau. Je courrais régulièrement sur 20/25km et je voulais aller plus loin ce qui  pour moi était synonyme de marathon : l’idée qui me trottait depuis longtemps dans la tête n’a fait qu’un tour. Me voila au départ du marathon de Caen, dimanche 13 juin, après cinq semaines de préparation, fort des conseils de Fred et d’Agnès.

 Je m’étais fixé, en concertation avec Fred, de courir en 3h voir moins. Etant novice il était convenu que je suive  le meneur de foulée de 3h puis que sur la fin du parcours, s’il m’en restait sous la pédale, je quitte le sillage du meneur pour grappiller des secondes, voire des minutes, et passer sous les 3h.

 

Me voila donc le matin du départ, un peu stressé de partir dans l’inconnu mais confiant : j’avais de bonnes sensations en me levant le matin, j’étais préparé et l’envie était la ! Juste un dernier coup de chaud/froid sur les jambes, un dernier morceau de gatosport (fallait bien le finir !) et en avant !

 Arrivé sur le site du départ 1h avant : il faisait froid et heureusement que j’avais un sac poubelle pour me couvrir! Je pars m’échauffer une petite demi heure, quarante minutes avant le départ et me voila bloqué comme tout le monde pour rentrer dans le SAS de départ ! Fred m’avait prévenu, puis j’avais l’expérience des appels sur la ligne sur les courses de vélo, donc j’ai quand même trouvé le moyen de me faufiler devant, non sans après avoir jouer des coudes et des tibias : me voilà juste 2/3 lignes devant mon meneur de foulée!

 Le départ est donné et je mets 2/3 kilomètres avant de trouver ma foulée, d’être dans le rythme et de stabiliser ma fréquence cardiaque. Je me retrouve dans un groupe d’une dizaine de coureurs qui menaient bonne allure. Je me suis accroché au groupe qui courrait un ton au dessus que ce que j’avais prévu mais j’étais bien. J’avais lées cannesé donc je suis resté avec eux en attendant que le meneur de foulée me passe.

La première partie de la course se passe bien, juste un peu de mal a rester dans le rythme parfois parce que j’avais du trop manger le matin du départ (forcément gatosport oblige…) donc un peu de mal dérouler et respirer pleinement parfois mais globalement ca allait , j’appliquais ce que m’avais dis Fred, c'est-à-dire d’absolument manger au kilomètre 5 , 10 et 15 en prévision de la fin de course. Je passe le semi en 1’22, il ne restait plus que 4 coureurs dans le groupe, et nous étions toujours a la même allure. Les jambes répondaient bien, excepté dans les descentes que je ne savais pas gérer et pour lesquelles il me fallait un peu plus de temps pour récupérer au niveau des cuisses. Le parcours est extra, on longeait le bord de mer normand et les hauts lieux du débarquement en alternant avec le bocage normand... Plus ca allait, plus le temps s’améliorait avec l’arrivée du soleil.

 La course avançait et l’on arrivait dans le dernier tiers, dernier tiers réputé plus vallonné et moins roulant !

Je décroche du groupe dans lequel je me trouvais dans une bosse, au kilomètre 28/29 : les jambes commençaient à durcir et je commençais à penser a l’arrivée qui me paraissait si lointaine ! J’ai pris 250/300 mètres de retard sur le groupe dans lequel j’étais et qui me servait de lièvre ; j’en ai profité pour baisser l’allure, manger et boire (boisson énergétique). Au bout de 2 / 3 kilomètres comme ca, je me suis refait, les jambes allaient mieux et j’ai pu repartir, pour la première fois depuis le début je me suis retrouvé tout seul. C’était une sensation bizarre, on se retrouve tout seul au milieu d’un champ, avec un mal de cannes terrible, plus personne autour. On est face à soi même. Il ne reste même pas 4 kilomètres à parcourir pour finir et pourtant ils paraissent interminables….
 
 La fin de course a été plus difficile, avec un parcours vallonné et usant sur la durée. Plus ça va, plus on guette sa montre pour voir où on en est au niveau du temps, plus les jambes durcissent et plus le slogan de l’organisation, «  chaque pas compte », prend du sens ! Mais on est porté par les encouragements des spectteurs,  puis de toute façon, sur la fin tout se fait dans la tête…
 

 Au final, je finis 25ème en 2h47’, soit 13’ de moins que mon objectif initial, avec un mal de cannes comme jamais j’en avais connu mais avec une joie et une fierté énormes. Je n'ai qu’un regret : avoir fait l’erreur de trop manger le matin du départ, ce qui m’a un peu gâché le début de course.



On passe par à peu près tout les états durant la course, avec une fin particulièrement corsée. Mais c'est un bonheur énorme quand on coupe la ligne.., Il y a eu des moments plus durs que d’autres, mais c’est vraiment une expérience incroyable et hyper enrichissante tant sur le plan sportif qu’humain. On passe par des moments difficiles, plus d’une fois on se demande ce qu’on fait tout seul au milieu d’un champ, les derniers kilomètres durent des heures et on ne pense qu’à arriver a tout prix.. Pourtant, avec le recul, j’ai vécu des moments extraordinaires qui resteront gravés dans ma mémoire et je n'ai qu’une envie : c’est d’y retourner !!"
 
Antoine