Au TOP! Et de 4 au Josas pour Jonathan DUHAIL


Le Trail du Josas, 35kms, Jouy en Josas (78), dimanche 10 avril 2016
par Jonathan DUHAIL, Team Outdoor Poli


I. Le contexte.

30Cette course, c’est LA course de l’année que je n’ai pas loupée depuis 2013 et ma reprise de la compétition !! C’est aussi la course où j’ai connu Team Outdoor pour la première fois en courant contre Pierre BUSTINGORRY en 2013 : il y avait donc Pierre sur le 35km, Guillaume sur le 50 km, Matt et Agnès sur le 20km, Thomas sur le 12 km et leur invité Team David Mathieu était également présent. Ils avaient trusté presque (;-) tous les podiums et la bonne humeur régnait, ça donnait bien envie.

31C’est cette année-là que j’ai remarqué Agnès pour la première fois. Au départ de la course de Pierre, elle l’encourageait bien et je me disais qu’il avait bien de la chance d’avoir une copine comme cela – sauf que c’était pas sa copine bien sur…)  ;) Bon, je suis pas sûr qu’elle m’ait vraiment apprécié ce jour-là, car le TEAM OUTDOOR PARIS à l’époque, avait clairement affiché ses ambitions de finir sur la première marche du podium sur toutes les courses où ils étaient engagés ;) Le trail du Josas, c’est aussi là, un an plus tard, que j’ai donc fait vraiment connaissance de ma future femme… et on y est retourné tous ensemble l’année dernière. Bref, vous le comprenez, pas question de le louper en 2016, ça fait un moment qu’on est inscrits avec Agnès : elle sur le 20km et moi sur le 35km.

27Au niveau de Team Outdoor, on est répartis sur trois des quatre courses : Benoît court le 50km, Nicolas sera avec moi sur le 35km, et Caroline avec Agnès sur le 20km. On va essayer comme tous les ans de bien figurer pour représenter au mieux le magasin. Cette année, c’est aussi la course club de notre association Accrorun à Villepreux, donc on va être vraiment nombreux et sur toutes les distances : de bons moments en perspectives avant, pendant et après la course !

Au niveau de l’entrainement, je suis censé préparer le marathon de Sénart qui est maintenant dans 3 semaines exactement. Pour ça, j’ai demandé à Adrien son plan de prépa marathon, afin d’avoir une base (qui fonctionne plutôt pas mal apparemment vu son super chrono à Paris !!) et d’essayer de l’adapter pour faire un entrainement un peu plus orienté vitesse et entrainement spécifique pour la distance que ce que je fais habituellement.

28Comme d’habitude, je n’arrive pas du tout à suivre un plan précis et je prévois mes séances en fonction de mes envies… C’était bien la peine d’emmerder Adrien ;) J’essaie quand même de faire deux séances de fractionné par semaine (toujours en nature) pour gagner un peu en vitesse et de faire des kilomètres pour en chier le moins possible en fin de marathon. Comme je fais avec Agnès la plupart de ses séances pour sa préparation en vue de Wings for Life (une semaine après Sénart), je fais des kilomètres ! Certains soirs, c’est même assez compliqué lorsque j’ai fait une séance dure le midi de tenir la cadence avec elle le soir lors du travail à allure spécifique par exemple.

01La semaine passée, à un mois du marathon, nous avons fait le marathon de Cheverny en duo : 22.5km pour moi et 20km ensuite pour Agnès. Vous pouvez lire son CR ici, elle a particulièrement apprécié de se retrouver seule en tête de course :) Cette course a validé la première partie de la prépa, puisqu’au passage au semi, je bas mon record perso, en passant en 01:09:47. Bon évidemment, je ne pouvais pas faire comme Adrien et en tenir un second à la même allure !! Il reste maintenant à travailler un peu l’allure spécifique marathon car je n’en fait pas super souvent… Après une grosse semaine au niveau volume de course, je sais que je ne serai pas frais pour le trail du Josas. Mais l’objectif est de faire des kms et de travailler un peu l’allure marathon sur le plat en relançant quand ce sera possible.

198938-Credit C.Guiard-3a1c44-original-1458419543Ça sera aussi la reprise en course pour Nico après sa victoire à l’EcoTrail, et c’est sûr que les jambes ne vont pas être complètement remises ! Agnès quant à elle me confie qu’elle aurait préféré aller faire un entrainement à allure spécifique pour son objectif, pour bien le préparer. Elle appréhende aussi de remettre un dossard sur trail, car le dernier qu’elle a fini était le trail du Josas en 2015, il y a tout juste un an.

II. L’avant-course

Comme d’habitude le matin de la course, lever 3h avant pour manger, soit 6h du matin le dimanche : encore une fois merci ma chérie de te lever aussi tôt le seul jour de repos que tu as dans la semaine ! Après un copieux petit-déjeuner, on prépare les affaires : je vais courir comme d’habitude en trail avec le short Cairn et le t-shirt Delta. Pour emmener le matériel obligatoire (boisson, couverture de survie et téléphone) je vais enfin pouvoir tester le nouveau sac Ultimate Direction TO Race Vest 3.0 que l’on vient de recevoir ! Il y a deux flasques à l’avant, et le gilet à l’air de vraiment bien envelopper, donc je pars confiant sans l’avoir testé avant.

P1000073Départ de la maison à 8h00 vu que l’on habite juste à côté et arrivée sur place à 8h10. Comme d’habitude, l’organisation est nickelle et on se gare sans aucun problème. Le retrait des dossards est aussi une simple formalité, donc retour aussi sec à la voiture pour se changer. Agnès en profite elle pour dormir un peu sur le siège passager car le départ de sa course est à 10h00. Je pars m’échauffer sur la fin du parcours et je retrouve Nico, Christophe et Guillaume d’Accrorun. Étant donné que Guillaume a déjà fini trois fois 4ème cette année (24km du MaxiCross de Bouffémont, 18km des Flambeaux et Semi de Bailly), il se fait gentiment chambrer sur le fait qu’il faudrait éviter cette fameuse 4ème place et monter un peu sur la boite !! La fin du parcours est une belle descente, donc plusieurs conseils lui sont donnés, comme pousser ses concurrents lors du passage sur un petit pont en bois juste avant l’arrivée si il est au coude à coude.

Retour à la voiture pour récupérer le sac et enlever les dernières affaires. Je comprends lorsqu’un concurrent du 35km vient me voir en me disant qu’il voulait des conseils du vainqueur de l’Ecotrail sur l’habillement à adopter pour la course que je n’ai pas fini d’être pris pour Nico :)

III. C’est parti!

2016-04-10 19.08.49Sur la ligne, je retrouve tous les copains d’Accrorun, plus quelques têtes connues, comme Bruno POULENARD avec sa GoPro. Evidemment, Nico est la star après sa victoire à l’Ecotrail et beaucoup de gens veulent faire des photos !

Le départ est finalement donné presque à l’heure et comme nous étions un peu enfermés, nous nous retrouvons en 30ème position environ avec Nico. Laurent, un de nos potes d’Accrorun (une vrai grande gueule ;)) décide alors de faire son malin : « Je vais me faire un kiff comme Alexis VALTAT à Paris avec les Kényans, je vais doubler les deux DUHAIL en course !! ». Je le vois alors passer à fond sur la droite pour nous doubler tous les deux :) Bref l’ambiance est bien sympa au départ et on remonte petit à petit.

Au moment de doubler Guillaume qui était devant nous, je lui dis de ne pas lâcher les mecs devant, car c’est là que la 4ème place se joue (un petit coup de pression ça ne fais jamais de mal !!). Le début du parcours est la fin de celui de l’année dernière, donc pas de surprise particulière, on progresse sur des sentiers connus. Je me retrouve rapidement en tête avec Nico dès le 2ème kilomètre où l’on monte des escaliers : on pense tous les deux tout de suite à l’Urban Trail de Lyon que l’on avait fait en 2014. La montée des marches depuis ce trail se fait toujours en marchant, deux par deux : c’est la technique la plus économique et la plus efficace.

crédit photo : Trace & Route

Crédit photo : Trace&Route

Dans la première descente, je fais plutôt attention car je cours en minimalistes que je n’ai testée qu’une fois avant la course. Dans les passages suivants, on comprend vite que ça va être autrement plus boueux que les années précédentes. Je demande alors à Nico ce qu’il a comme chaussures : il a mis des Adidas Adizero XT5 et non pas les Hoka SpeedGoat, car il trouve leur accroche plutôt moyenne dans la boue. Le choix s’est avéré pertinent, car Agnès qui était en SpeedGoat me confirmera que c’était vraiment limite sur certaines portions vu la tonne de boue affrontée ce jour là.

crédit photo : Traces & Routes

Crédit photo : Trace&Route

On discute toujours avec Nico et c’est moi qui lui dis qu’on est sur le parcours de l’EcoTrail ! Un comble quand même… Étant donné l’entrainement actuel, je me sens vraiment à l’aise sur le plat et un peu moins dans les côtes. Nico revient toujours sur moi assez facilement dans les descentes, même quand il prend un peu de retard sur le plat. Pendant cette première partie de course, on verra très régulièrement la femme de Christophe LEBOULANGER, ainsi que Charly (le président d’Accrorun) qui faisant le 12km et partant 2h après nous avait le temps de venir nous encourager !! Il finira 1er V2 sur le 12km.

Nous passons à la bifurcation avec le parcours du 12km en 50min. Je signale à Nico que le parcours de 12 ne fait donc sans doute pas 12, vu le temps qu’on a mis pour arriver au soi-disant 10ème kilo !!


IV. Au fil des kilomètres

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Crédit photo : Sabine Sarrette Belausteguy

A ce moment-là, de longues lignes droites toutes plates se profilent devant nous. Comme d’habitude, je relance pour essayer de travailler l’allure marathon sur le plat, quitte à galérer un peu plus dans les côtes. Nico décide lui de ne pas suivre : 80km ça n’est pas rien, surtout à 14.5km/h de moyenne, donc ça laisse quand même des traces !! Peu de temps après je passe au second ravito (14ème km) auquel je prends un verre de coca. Cette deuxième partie de course n’ayant jamais figurée sur le parcours du 35km, je découvre pas mal de chemins, ce qui est vraiment agréable. Je commence à rattraper des gens du 50km qui sont partis une heure avant nous.

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Crédit photo : Sabine Sarrette Belausteguy

En doublant Laurent MIKLIC, un fidèle client d’Agnès et habitué des veillées, je l’encourage copieusement et il me rend la pareille. Il me demande aussi qu’est-ce que j’ai fait de mon frère : « Il ne devrait pas tarder ! ». Dans la côte suivante, je double des petits groupes, et environ 10-15 secondes après mon passage, j’entends « Allez Nico !! ». Je me dis alors qu’il a quand même sacrément enchainé vu comment je cours sur le plat, et que du coup ça sert à rien de courir séparés… Je me retourne juste après, mais je ne vois personne. C’est là que j’ai compris qu’en fait tous les gens sont paumés et nous confondent sans arrêt :) Ça se vérifiera sur toute la fin du parcours : j’ai été encouragé presque exclusivement sous le nom de Nicolas ! Bon en même temps ça me rend hyper fier, mon frère fait une perf de ouf sur une course nationale en battant des grands noms du trail, c’est normal qu’il soit du coup vachement attendu et encouragé.

Crédit photo : Sabine Sarrette Belausteguy

Crédit photo : Sabine Sarrette Belausteguy

Je n’ai pas vu la bifurcation avec le parcours du 20km et j’arrive donc au ravito du km23 ou je suis là aussi copieusement encouragé par les bénévoles et les spectateurs. Le parcours est d’un coup beaucoup moins roulant et c’est une succession de bosses qui s’enchainent. Je double toujours des concurrents du 50km en me demandant quand nos parcours vont se séparer. Je rattrape au passage tous les mecs d’Accrorun engagés sur le 50, sauf Sébastien, qui finira 7ème de la course.


V. L’arrivée

Crédit photo : Sabine Sarrette Belausteguy

Crédit photo : Sabine Sarrette Belausteguy

Finalement les parcours finissent par se séparer vers le 27ème km d’après mes estimations. Je me retrouve donc seul le long de la Bièvres sur un parcours entièrement plat. Nickel pour travailler l’allure marathon !! Je relance donc du mieux possible en suivant le vélo qui m’ouvre la route sur cette portion. Les pieds chauffent un peu quand même sur ce chemin très dur et plein de petits cailloux saillants, puis sur la route quand on traverse la ville de Bièvres.

Après quelques belles petites bosses, je reconnais la fin du parcours que nous avions reconnu à l’échauffement le matin. Je passe devant le photographe dans la descente et je coupe la ligne d’arrivée en tête au bout de 02:33:49. Je réponds rapidement à quelques questions du speaker, boit un coup, puis je pars en sens inverse du parcours après avoir vu les premiers du 20km arriver.


VI. On y retourne…

Crédit photo : Loic Michel

Crédit photo : Loic Michel

Je n’ai qu’une hâte, c’est de retrouver Agnès pour courir les 2 ou 3 derniers kilos avec elle si elle n’a pas été trop vite :) Je croise Nico très rapidement à 500m de la ligne, puis je commence à remonter. En arrivant au niveau du photographe, je n’ai croisé personne à part Nico donc je commence à me poser des questions. Il me confirme que seuls les concurrents du 35 et du 50 arrivent de ce côté-là. Je repars donc en sens inverse en me maudissant de ne pas avoir mieux vérifié où passaient les différents parcours. Je croise de nouveau Nico en train de remonter lui aussi pour faire un petit décrassage et aller chercher les mecs d’Accrorun !

Au moment où j’arrive de nouveau au stade, je vois au loin deux maillots jaunes arriver par l’autre côté. Je reconnais direct la foulée d’Agnès, mais je ne sais pas qui court avec elle. Ils arriveront à l’arrivée avant moi :( donc je ne peux même pas les applaudir. Le deuxième maillot jaune était celui de Frédéric BODET, un autre client d’Agnès, habitué lui aussi des veillées, qui aura couru toute la course avec elle.

Crédit photo : Wonder Trail

Crédit photo : Wonder Trail

Petit débriefing de la course avec elle assis par terre devant le ravito : elle gagne le 20km en finissant 22ème au scratch en 01:46:12. Les sensations ont été bonnes pour elle pendant la première partie de course, mais, à mi-course et avec la boue, elle a eu des déboires avec ses semelles : là vous n’aurez pas de photos, c’est un coup à vous donner envie d’arrêter de courir…


VI. Rendez-vous l’année prochaine

L’après course sera une fois de plus super agréable, comme tous les ans à Jouy ! Pour vous donner une idée, on a fini de courir aux alentours de 11h30-11h45 et on est repartis chez nous seulement vers 17h00.

En vrac :


Team Outdoor Poli fait 4 podiums : Ben fini deuxième sur le 50km derrière Aurélien COLLET en pleine prépa pour la Transvulcania, Agnès gagne le 20km, Nico et moi faisons 1er et 2ème sur le 35km et Caro fini 31ème sur le 20km pour sa course de reprise. C’était vraiment sympa de se retrouver à plusieurs comme ça sur un trail de la région.

Au total Accrorun, ce sont 24 personnes du club qui finiront une des courses, avec pas moins de 6 podiums ! Et bien sur vous l’aurez deviné, Guillaume a fini 4ème ;)

Nicolas JAMET en pleine reprise finit 4ème du 12km. Super encourageant pour la suite !

Merci aux bénévoles supers sympas qui ont organisé cette course géniale. La paella était aussi bonne que les années précédentes et permet de mettre une super ambiance en faisant rester tout le monde après la course.

On a pu retrouver aussi pas mal de clients et de potes qui étaient là aussi sous les couleurs de Team Outdoor : Aurore et Olivier, Loïc et Chrystelle, Karine, David, Daniel, Laurent, Arnaud, Frederic et Anne, … Bref une après-midi super sympa à discuter avec tout le monde !

– On a pu faire la connaissance en vrai d’Alexandre JAMET, un membre de l’organisation super sympa qui poste souvent des photos des membres du Team sur le facebook.

Spéciale dédicace au mec qui a sorti à Nico : « Bah alors le frangin il a 80km dans les jambes et tu finis quand même derrière lui » ;) Complètement paumé !!

– je ne sais pas entre Laurent ou Nico qui a bu le plus de bière ou mangé le plus d’assiettes de paella…

On ne le dira jamais assez, mais c’est vraiment une course à ne pas rater, tant au niveau du parcours, que de l’ambiance et de la météo. Vivement l’année prochaine !!


Jonathan