Quand le pyramidal s’en mêle ou comment se défaire d’une fausse sciatique par Agnès DUHAIL



1. Préambule.

Aout 2015, la préparation spécifique pour les 100 kilomètres de Millau commence. En mai, j’ai bouclé le marathon de Sauternes vallonné et exigeant après une belle prépa. Je reviens également fin juillet de l’ascension du Ventoux lors du semi qui porte le même nom. Tous les voyants sont au vert. Et en plus, ce sont les vacances, sans contraintes professionnelles, la montagne et des belles siestes pour se reposer! Les 3 premières semaines d’entraînement se passent à merveille. Une semaine en région parisienne en attendant les vacances, puis quelques belles ascensions de cols (pour se préparer aux côtes de Millau) et autres séances de rythme dans les Pyrénées. Puis, une semaine dans le sud de la France en alternant course et vélo avec quelques fois du biquotidien pour monter un peu en volume. Tout se passe bien. La fatigue est présente mais c’est normal, c’est une prépa 100 bornes.

2015-08-29 10.53.53Puis, arrive la dernière semaine de vacances au Ventoux. Je continue à suivre le plan d’entraînement. Les allures sont faciles mais je ressens quelque chose de pas normal dans toute ma jambe droite. Elle est comme ankylosée, sans tonicité et sans répondant. Je sens quasiment à toutes les séances une sensation de jambe lourde et comme une tension permanente. Je ne peux pas dire que cela me fais mal mais c’est très déroutant. Il y a quelque chose de pas normal. Après, c’est la quatrième semaine consécutive d’entraînement spécifique donc c’est peut être normal d’avoir des tensions musculaires avec le volume engrangé. Je n’en sais rien, je n’ai jamais fait de prépa 100 bornes. La fin des vacances arrive non sans laisser la place à la dernière course de prépa : les 50 kilomètres des étangs de Sologne. Je les ferais sur la fatigue de l’entraînement de la semaine en ayant quand même relâché le vendredi, avant-veille de la course. J’ai hâte. Surtout que je vais partager cela avec Jonathan comme suiveur, une première expérience dans le monde du 50/100 kilomètres ;)

La forme est bien présente, confirmée par des allures très facilement tenues. Cependant, malgré la victoire, cette course me confirme que quelque chose n’est pas normal. Dès les premiers kilomètres, je ressens comme des sortes de décharges électriques dans la jambe droite : http://www.team-outdoor.fr/blog/entree-dans-le-monde-de-lultra-sur-route-par-agnes-herve/ J’arrive à les maitriser en posant mon pied autrement mais bon c’est pas normal ce truc. Puis, après la course, je ressens une très forte douleur à la fesse, côté droit. Très forte au point de ne plus pouvoir poser ma jambe droite correctement. Et de temps en temps, je ressens aussi les mêmes décharges électriques que celles ressenties pendant la course… Je mets cela sur le compte de la fatigue musculaire bien légitime après plus de 4h de course et après l’entraînement de la semaine.

2015-09-26 11.35.50Mais ces décharges électriques et cette sensation de jambe lourde ne me quitteront plus jusqu’à Millau, 4 semaines plus tard. Et ce malgré l’arrêt de l’entraînement. Même au quotidien, il m’est difficile de rester assiste plus d’une 1h que cela soit au travail (bon j’avoue c’est rare!!!) ou en voiture. Les sièges du métro de la ligne 6 sont juste insupportables! La douleur s’accentue lors des grosses journées au mag passées à piétiner. Certes, ce repos de 4 semaines fait que les douleurs se sont transformées en petite gène lors des quelques footings que je fais – ça fait même moins mal que de rester debout à piétiner ou assise en voiture!!! -… mais cette gène s’amplifiera au fur et à mesure des kilomètres lors de ce fameux jour J. Et les décharges électriques referont leur apparition dès la première vraie descente, une fois le viaduc de Millau passé. http://www.team-outdoor.fr/blog/100-km-de-millau-france-de-trail-2-courses-a-quatre-jambes-un-recit-a-4-mains/ Je ne peux plus courir sans douleur. J’arrêterai là au 50ème…. Et c’est le début d’une longue et très longue blessure bien relou : la fausse sciatique du coureur…

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2. La fausse sciatique du coureur


2.1. Qu’appelle-t-on une sciatique?

Le nerf sciatiquesante-nerf-sciatique-gp3 relie la colonne vertébrale aux orteils. Il joue un rôle primordial dans la sensibilité et la motricité du membre inférieur. C’est le plus long et le plus large nerf du corps humain. La névralgie sciatique est liée à une irritation du nerf sciatique. Cela peut être causée par différents facteurs :

– l’âge : chez les personnes âgées, le rétrécissement du canal lombaire où passe le nerf dans son trajet initial peut créer une irritation du nerf sciatique qui produira une douleur localisée dans le bas du dos.

– une hernie discale : le pincement des vertèbres peut venir comprimer l’une des racines du nerf sciatique provoquant une douleur dans le bas du dos.

sciatique
la sciatique due à une hernie discale



– le syndrome du piriforme : c’est la cause la plus commune chez l’athlète. Le muscle piriforme (ou pyramidal) peut, sous l’action d’une inflammation ou d’un volume d’exercices trop important, venir comprimer le nerf sciatique sur son trajet et donc, provoquer une douleur aigüe au niveau de la fesse, de la hanche et sur l’arrière de la jambe jusqu’au genou.


2.2. Enfin, un diagnostique!

A force de chercher sur le net ce que pouvaient être ces décharges électriques et cette sensation de jambe sans motricité liées à la douleur à la fesses ainsi qu’à l’ischio jambier, je suis tombée sur l’évidence du diagnostic. C’est une sciatique. Mon ami et podologue Fabrice Millet me confirme que cela doit être cela, puisqu’il est passé par là tout récemment. A ce moment-là, je ne connais pas du tout la possibilité des deux origines de la sciatalgie. Après 4 semaines sans améliorations, je me décide à aller consulter mon médecin du sport qui me prescrit un scanner pour détecter une hernie lombaire L4/L5. Rien n’est remarqué par le radiologue mis à part un canal étroit qui peut ne pas arranger les choses en cas de hernie mais, à priori, pas de hernie (c’est déjà ça!!!). Après 4 semaines de traitement anti-inflammatoire et arrêt de toute course à pied (juste de la marche nordique), la douleur est toujours présente voire pire qu’avant l’arrêt de la course. Le vélo est juste inenvisageable vue la douleur occasionnée sur la fesse.  Le quotidien est difficilement gérable entre les transports en train/métro assise dans de mauvaises conditions et le piétinement au magasin. Mon médecin me prescrit alors une IRM car certaines hernies discales ne sont pas détectables au scanner.

Entre temps, j’ai épluché toute la documentation possible sur internet et je suis tombée sur cette pathologie touchant particulièrement les coureurs à pied et encore plus les centbornards : le syndrome du pyramidal. Le résultat le l’IRM état négatif quant à la présence d’une hernie discale. je parle de ma présomption de fausse sciatique au médecin qui me reçoit et je lui expose ce que je pense avoir. C’est un coureur à pied aussi. Il me dit qu’en effet, cela peut très bien correspondre à ce type de sciatalgie. Il me conseille de faire des séances de kiné en MTP, et de changer ma foulée en attaque à plat pour moins solliciter la chaine arrière et donc la fesse. Je comprends dès lors, mieux pourquoi, j’avais de plus en plus mal malgré le fait d’avoir remplacé la course par la marche nordique: à force de faire de la marche nordique qui sollicite les fessiers bien plus que la course!!!

Du coup, voici comment une contracture du muscle piriforme ou pyramidal peut provoquer une sciatalgie

2.3. Le syndrome du pyramidale ou sciatique tronquée

2.3.1. Le muscle piriforme quesaquo?

sacroiliac-joint-nerves-piriformisCe petit muscle part du sacrum, l’os en cône situé à la base de la colonne vertébrale et qui s’encastre dans le bassin. Il rejoint le haut du fémur, l’os de la cuisse. Ainsi, il contribue à stabiliser et à contrôler la position de l’articulation dite « sacro-iliaque ». Quand il se contracte, il fait aussi tourner le membre inférieur et le pied vers l’extérieur.

Ce muscle piriforme a donc plusieurs fonctions. Il est :

– Abducteur de la cuisse sur le bassin
Rotateur externe de la cuisse entre 0 et 60° de flexion de hanche.
– Rotateur interne de la cuisse après 60° de flexion de hanche.


2.3.2 Les symptômes

2016-10-17_14-36-50La douleur ressentie lors d’un syndrome du piriforme est sourde et profonde, diffuse, située dans la région de la fesse et irradiant principalement derrière la cuisse, parfois au mollet et plus rarement jusqu’à l’arrière de la cheville et au pied. (notion de bascule) La douleur peut aussi être ressentie dans le bas du dos, à la hanche, à l’articulation sacroiliaque et, dans certains cas, à l’aine.

Bref tout ce que je ressentais!

2.3.3. L’origine

Une sciatalgie appelée syndrome du pyramidal peut être provoquée par compression du nerf sciatique par le muscle pyramidal car chez 60 % des individus, le nerf sciatique passe sous le pyramidal lors de leur court trajet commun (cas 1), tandis que pour 40 % le nerf sciatique passe à travers ce muscle (cas 2 et 4) totalement ou en partie voir schéma) ou l’entoure (cas 3), se rendant ainsi susceptible d’être compressé par ce dernier. Une forte pronation, une augmentation de l’entraînement sur surface dure peuvent amener spasmes et contractures dans le pyramidal et dans les muscles environnants et, par ricochet, une compression du nerf sciatique. Le syndrome du pyramidal mime alors une sciatique tronquée S1 qui se manifeste par une douleur ressentie d’un seul côté du corps, dans une fesse et, dans certains cas rares, tout le long de la jambe jusqu’au pied. Une sciatique est aussi dite tronquée, quand la douleur s’arrête le long du trajet en étant éventuellement remplacée par des fourmillements. les fourmillements, cela me parle : c’était devenu mon quotidien!

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2.3.4. Les facteurs potentiels de blessure en plus des raisons anatomiques

– augmentation de l’entraînement
– forte pronation, voire hyperpronation, liée à des chaussures et/ou des orthèses podologiques usées
– manque de gainage
– manque d’étirements de la chaine arrière
– manque de rotation de la hanche
– hyper sollicitation du muscle fessier (course lente, marche)
-attaque talon prononcée (course, marche)


Bref, tout ce que j’ai eu! L’augmentation de l’entraînement due à la préparation du 100 kilomètres, une forte pronation d’autant plus présente que l’allure de course se réduit, des chaussures en fin de vie et une semelle en fin de vie. Arrêt des séances de gainage depuis 2 ans par manque de temps et une vie changée. Plus d’étirements pour les mêmes raisons. Et marche nordique intensive sollicitant le fessier pendant la phase d’arrêt de la course à pied!


3. Vers la guérison…

En tout premier lieu, vous devez vous armer de patience car cela peut être très long.

3.1. Prise en charge du suivi par un ostéopathe Kiné spécialisé dans la course à pied

L’hypothèse de la hernie discale éloignée et le syndrome pyramidal identifié, mon médecin me prescrit des séances de kiné. On me conseille un kiné ostéo spécialisé en course à pied qui a son cabinet à Ville d’Avray : Mathieu OLIVREAU. Je dois vous avouer que, grâce à Matthieu et son professionnalisme, et malgré les tortures endurées une fois par semaine au course des séances de MTP et de renfo musculaire, mon quotidien redevient vivable. Je peux même reprendre la pratique sportive, sans grosse douleur. Avec Mathieu, nous avons axé le travail sur plusieurs points abordés au cours du protocole de suivi (10 mois à raison d’une séance par semaine avec des exercices à faire à la maison tout au long de la semaine) :

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1. Massage des muscles fessiers notamment le muscle moyen glutéalet en associant des massages transverses profonds (MTP Massage transversal profond) du muscle piriforme.

2. Travail myotensif du muscle piriforme par une technique de contracté relâché.

3. Étirements des muscles pelviens en insistant plus particulièrement sur le muscle piriforme pendant la séance. enseigner des exercices à refaire à la maison.

5. Accompagnement sur un  travail de gainage abdominal et sur la reprise d’une activité variée et progressive

6. Assouplissements supra pelviens avec un travail
– analytique passif dans les 3 plans.
– actif contrarié par une technique de contracté/relâché.
– basé  sur  les techniques  de Mc  Kenzie  soit  en  position debout  mains  sur  les  fesses soit couché sur le ventre sur une table incliné à 30°.
– associant la lutte  contre  l’enraidissement  des articulations sacro-iliaques

7. Renforcement des ischio-jambiers et des adducteurs, trop faibles par rapport aux quadricepts (sale de rendorcement au cabinet et exercices à faire chez soi)

J’ai suivi les séances de kiné/ostéo pendant 10 mois. Je fais les exercices proposés par Mathieu à raison de une à deux fois par semaine (environ 1h chaque lundi) en alliant renforcement, gainage et étirements. et j’ai décidé de revoir Mathieu régulièrement 1 fois par mois pour faire un bilan. Quelques étirements, le mieux étant de se faire accompagner par votre kiné : https://www.docvadis.fr/files/all/9h1xWLG9ZGh-zdBM97iWfg/r_ducation_du_syndrome_du_muscle_piriforme_fichekinepiriforme.pdf


3.2 Parallèlement, travailler sa foulée pour attaquer médio-pied et diminuer ainsi la phase de pronation

En effet, ma foulée hyper pronatrice ainsi que ma forte attaque talon sont des éléments déclencheurs du syndrome du piriforme, notamment sur des longues distances courues avec des appuis identiques à chaque foulée et avec une vitesse d’évolution réduite (allure 100 kilomètres). Selon les conseils du médecin de l’IRM, et avec le suivi de Jonathan, je décide donc de travailler ma foulée pour réduire l’impact des chocs sur la chaine arrière et donc sur la fesse.

Très flemmarde, ou plus exactement, ne disposant pas d’un max de temps pour faire encore des exercices supplémentaires à ceux de renforcement/étirements/gainage, je choisis la solution de facilité : opter pour une chaussure qui favorise naturellement la pose du pied à plat en excluant automatiquement l’attaque talon. C’est ainsi que je m’achète ma toute première paire de HOKA. Je choisis la HOKA ONE ONE CONQUEST. Chaussure d’entrainement, pas des plus dynamiques – mais bon, vue la forme dans laquelle je suis, le dynamisme, on s’en moque un peu!  – mais modèle particulièrement adapté au coureurs pronateurs. Le choix d’une OVERSIZE et non d’une chaussure en drop réduit de type minimaliste est lié à la volonté de diminuer les chocs avec le sol.

 

Pour planter le décors, je suis une adepte des chaussures avec lesquelles on sent bien le sol, des chaussures donc assez rigides et dynamiques. La DS TRAINER de chez ASICS m’accompagne ainsi depuis 20 ans de course à pied. Je crains donc de ne pas me sentir bien à l’aise avec ce genre de chaussures très  hautes et de vite les ranger au placard. Je dois dire que je suis agréablement surprise, car contrairement à ce que je craignais, la CONQUEST n’est pas si pataude que cela! Elle réagit bien (en tous les cas bien mieux que mes muscles après cette longue période d’arrêt de la course! – à l’accélération que cela soit sur route (que je limite juste aux 150m de trottoirs me menant à la forêt) que sur les chemins surplombant de l’allée royale de Villepreux le jour de ma reprise (le 25 décembre, beau cadeau de Noël!!!) ou sur ceux de la pièce d’eau des Suisses par la suite.

2015-11-04 14.22.27Pendant 1 mois, je ferais des séances d’environ 1h en alternant des 5 minutes de marche et 5 minutes de course pour commencer, puis 5 minutes de course / 3 minutes de marche, puis 8 minutes de course / 3 minutes de marche. toute cela à raison de 2ou 3 fois par semaine avant de faire mon premier vrai footing de 2 x 20 minutes de courses entrecoupées de 5 minutes de marche. – Bon aussi les Dep de cross à l’arrache mais pas en HOKA! -. Jonathan m’accompagne au moins une fois sur les trois séances hebdomadaires pour évaluer les progrès dans le changement de foulée. Je dois dire que c’est assez spectaculaire. Même si je m’efforce de penser à bien attaquer plat du pied, en fait, cela se fait naturellement grâce à la construction de la chaussure en mode ‘rockingchair » favorisant cette attaque plat du pied! Et l’impacte sur la fesse se fait beaucoup moins ressentir.

2016-02-26 15.03.34En février, alors que j’ai repris un entrainement un peu plus actif sans être encore un entraînement que j’estime être digne de ce nom, convaincue par les HOKA pour ce travail de foulée, je décide d’opter pour la SPEEDGOAT pour le trail. C’est assez bluffant. J’ai maintenant une foulée attaque plat du pied beaucoup moins traumatisante que l’attaque talon.

Mars, c’est le retour des séances de piste typées 1000/2000/3000m (mais pas de séances de VMA estimées trop violentes pour le moment). Je trouve la CONQUEST assez pataude et pas forcément agréable pour ce genre de séances. Mais, pour le moment, je n’ai pas envie de passer à la CLIFTON, certes plus dynamique mais aussi très universelle. en effet, la fesse est toujours fragile et la douleur latente. Je décide de remettre mes DS TRAINER en portant une attention toute particulière à la pose de pied pendant la course même si ce n’est pas évident lors de séances un peu plus rapides (15 kil/h max pour le moment). Jonathan me confirme que même avec la DS TRAINER, la foulée est bien médio-pied. Wahou! Ça c’est TOP! Bon, l’attaque talon revient tout de même avec la fatigue, en fin de séance ou en fin de semaine. C’est la raison pour laquelle, je fais tous mes footings et sorties longues en HOKA jusqu’en juin.

A partir de juin, je me tourne surtout vers le trail car la route entraine encore des douleurs au niveau du piriforme malgré tout le protocole. Pas de 100 kilomètres en 2016 donc; et retrouvailles non prévues avec les chemins et la montagne. Bien qu’appréciant la SPEEDGOAT sur des trails courts (trail du Josas), je privilégie une chaussure à bidensité pour les trails un peu plus longs. Après 2 ans sans les avoir rechausser, me revoici donc avec mes RIOT 3 (une nouvelle paire!!!) et son drop de 12mm. J’y ajoute une nouvelle paire de semelles faites par Fabrice (MILLET); mon podologue. La question est : vais-je garder une attaque médio-pied malgré le gros drop de la RIOT? La réponse est oui à 80%. Les 20% restant d’attaque plutôt talon étant dus à la fatigue de fin de course.

4. Et aujourd’hui 1 an après la blessure?

Il m’a fallu 1 an pour pouvoir retrouver un entraînement quasi normal, à raison de 5 séances de course à pied par semaine, 1 séance de vélo et 1 séance de renfo muscu, gainage et étirements depuis un petit mois. depuis, juin, j’ai refait 3 trails typé montagne sans douleur à la fesse pendant la course : le trail des lacs de Gérardmer (29 kilomètres), Le trail de la Vesubie (55 kilomètres 38mm D+ et le trail du Sancy (60 km, 3300mD+). Ceci en plus de quelques belles sorties en montagne avec Jonathan pendant les vacances. J’ai même pu faire deux ascensions de cols sur route d’environ 7 kilomètres chacune sans lancement dans ma jambe (juste une gène en fin de col). J’ai réintroduit le vélo depuis le mois d’aout sans douleur à la fesse. J’ai fait ma première séance de fractionné court la semaine dernière sur piste sans douleur pendant la séance. Si la douleur ne se fait pas ressentir pendant la course (des fois, je ressens une gène comme une sorte de tension lors des montées en fin de course mais plus de décharge), les lendemains de course, la jambe est quand même bien raide et quelques décharges peuvent avoir lieu malgré les étirements.

Dans la vie quotidienne également, le syndrome du pyramidal demeure latent. Je sens encore des décharges électriques  à la fin d’une grosse journée au magasin passée à piétiner, par exemple. La conduite demeure très douloureuse quand elle dépasse 1h30 et m’oblige à faire des pauses régulières afin de laisser passer les décharges. je dois également observer 2 jours de repos après chaque trajet si je ne veux pas ressentir de gène, voire de décharge, dans ma jambe. et ce malgré le coussin de voiture acheté pour mes petites fesses! Les sièges de la ligne 6 sont toujours le pire du pire! Au moins, cela rappelle quotidiennement que je dois faire mes exercices régulièrement si je ne veux pas me reblesser!

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Agnès